Menneville, depuis 7000 ans sur les bords de l’Aisne.

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Le calvaire Renard-Camus

Depuis quelques semaines le chapiteau qui servait de socle au calvaire situé à l’angle de la rue de Neufchâtel et de la rue des vins à disparu … mais où est-il donc passé ?

Commençons par un petit rappel historique… Ce calvaire a été élevé autrefois par un certain Renard, ancêtre de l’abbé Renard, ancien curé de Chevrigny. Cette croix était posée sur une pierre récupérée de la vieille église de Menneville détruite au XIIème siècle et reconstruite après. Elle est en fait constituée d’un des chapiteaux de cette église, d’ailleurs connue de l’Académie de Reims avant la guerre 1914-18.

Voici ce qu’en disait Henri Jadart dans son opuscule « A travers le pays Laonnois » en 1906. « Signalons encore à Menneville un très précieux chapiteau du XIIème siècle, orné de figures et d’animaux, de rinceaux et de tours crénelé, qui sert de base à une croix en fer qui se dresse sur la droite de la route venant de Neufchâtel, dans la rue principale, à l’angle d’une autre rue. On lit la date de 1808 sur les grès fixés aux angles de la petite haie encadrant ce calvaire. Plusieurs autres croix anciennes, en fer forgé, se trouvent sur d’autres points du village. »

Le calvaire Renard-Camus
A la fin des années 20, Laurent Labrusse écrit ce qui suit à un des héritiers du curé Renard demeurant à Reims, pour le sensibiliser aux dégradations subies par ce rare vestige du patrimoine local.
« La pierre, laissée sans soins depuis une vingtaine d’années se dégrade ; après la guerre une petite grille qui entourait la croix a été démolie ; comme l’ensemble est bordé d’arbres constituant une salle d’ombre, on vient déposer et faire buter conte la pierre divers instruments aratoires qui risquent forcément de hâter la dégradation du tout ; enfin le feuillage des arbres a poussé exagérément et quand il pleut les gouttes tombant toujours aux mêmes endroits attaquent les sculptures. »

Près d’un siècle plus tard, le calvaire a continué de subir les assauts du temps et sans doute des Mennevillois, tant et si bien que certaines faces sont presque trop dégradées pour être observées.

En 2001, les quatre tilleuls qui l’abritaient, furent abattus pour des raisons de sécurité, remettant du même coup à la lumière l’antique chapiteau.

Fin 2014, sur les conseils avisés du Installation dans le choeur de l'égliseconservateur du patrimoine du Conseil Général, l’unique vestige de l’ancienne église est remplacé par une nouvelle pierre de taille afin de pouvoir protéger définitivement ce « trésor » des intempéries et d’éventuelles personnes indélicates.

Ledit chapiteau est alors remisé à l’intérieur de l’église St Laurent rejoignant ainsi quelques autres pierres, issues cette fois de l’église détruite au cours de la première guerre mondiale… avant d’être prochainement mis en valeur sur un piédestal.

Gilles Schmit-1er Février 2015

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