Menneville, depuis 7000 ans sur les bords de l’Aisne.

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L’école de Menneville

C’est la rentrée !!!!

Dans de nombreuses communes françaises les cris des jeunes enfants vont de nouveau se faire entendre dans les cours d’école. A Menneville, le silence règne depuis 1994 pour cause de fermeture définitive de l’école communale par manque d’élèves. Coup d’œil dans le rétroviseur…

Menneville n’a pas toujours eu une école à demeure. L’instruction y a pénétrer peu à peu. Au XVIIème siècle, la très grande majorité des habitants ne sait ni lire ni écrire. Les plus érudits savent signer et peut-être écrire quelques lignes. Une grande simplicité subsiste encore dans les esprits malgré la bienfaisante influence du « prestre-curé ». On croyait encore aux démons, aux revenants, aux sorciers, aux prédictions, aux loups-garous, aux « esprits malins » qui apportaient maladies ou santé, bonnes ou mauvaises récoltes…

Jusqu’à la révolution française, l’instruction fait de gros progrès, même si elle reste rudimentaire. Elle est le plus souvent faite par le curé à l’instar de Cyrus Huon, Pierre Badart, Pierre Caillette ou Ponce Desmoulin. Parfois elle peut également être dispensée pendant la mauvaise saison par un habitant plus instruit, élu maître d’école par la paroisse. Il en fût ainsi de Claude Dantheny, clerc laïque, Jean-Baptiste Gaumont, Jean-Baptiste Le Gaigneur. Ce dernier fort instruit et ayant une belle écriture fût nommé maire par le préfet en 1800, et ouvrit à Menneville un pensionnat qui fût vite fréquenté par les enfants du village et des communes voisines. A sa mort en 1807, c’est Jean-Nicolas Patureaux qui poursuivra sa tâche.

Vers 1833, sans doute après la loi Guizot sur l’enseignement, la commune peut Léopold Chibourg, Scène de classe en 1842remplacer « la pension Le Gaigneur » et ouvrir une école. De septembre à Pâques, l’instituteur Mr Anot faisait la classe dans « une espèce de grange » rue de Neufchâtel. Les élèves s’asseyaient à la grande table posée sur des tréteaux. Une partie des élèves écrivaient sur du papier « à main » avec des plumes d’oies que savait tailler le maître. Les autres étaient assis sur un banc contre un mur. On chauffait la classe avec des morceaux de bois apportés par les élèves.

Vers 1840, la commune peut faire construire sur un terrain acheté à Maxime Charpentier, un modeste bâtiment où furent installées une salle de mairie et une école. Celle-ci était une pièce renfermant quelques tableaux, des tables en forme de pupitres, au milieu était une cloison qui séparait les garçons des filles. L'école de Menneville avant 1914L’école était alors tenue par Césaire Anot, fils du précédent. Il quitta Menneville en 1853 pour rejoindre Neufchâtel, et fût remplacé par Mr Cresciot. Viendront ensuite Mrs Delarbre et Nottelet, et Madame Dufaye en fonction lorsque retentira le tocsin en 1914.

En 1919, au retour des habitants au village, l’instruction sera dispensée dans un bâtiment en bois provisoire construit près de la mairie au beau milieu de la place.

Marguerite BeancourtCe n’est qu’en 1926 que l’institutrice en poste, Mme Marguerite Béancourt, prendra possession de la nouvelle salle de classe. Elle doit alors enseigner à pas moins de 40 enfants d’âge et de sexe différent, regroupés au sein d’une classe unique !

Une quinzaine d’enseignants, dont Victor Porreaux bien connus des plus anciens, prendront ensuite le relais jusqu’à la fermeture définitive de l’école fin juin 1994. Depuis nos chers bambins rejoignent chaque jour le regroupement scolaire de Guignicourt…

Gilles Schmit- Septembre 2015
D’après des informations tirées des archives de Laurent Labrusse

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